Conclusions de la conférence 2015

Conclusions de la conférence

1. La garde partagée étant reconnue par la communauté de recherche, ainsi que par les juristes et les professionnels de la santé mentale, comme un arrangement parental viable après la séparation, optimal pour le développement et le bien-être de l'enfant, il existe un consensus pour que la mise en œuvre juridique et psychosociale de la garde partagée en tant que présomption se fasse sans délai, avec l'approbation et le soutien complets des organismes et associations professionnels.

2. Étant donné que la garde partagée englobe à la fois l'autorité parentale partagée (prise de décision) et la responsabilité parentale partagée en matière d'éducation et de bien-être quotidiens des enfants, entre les pères et les mères, en fonction de l'âge et du stade de développement des enfants, il existe un consensus pour que la mise en œuvre juridique de la garde partagée, y compris la prise en charge des responsabilités partagées et la présomption de droits partagés en ce qui concerne l'éducation des enfants par les pères et les mères qui vivent ensemble ou séparément, soit inscrite dans la loi.

3. La garde partagée étant reconnue comme le moyen le plus efficace de réduire les conflits parentaux importants et de prévenir les premiers épisodes de violence familiale, il existe un consensus pour que sa mise en œuvre juridique et psychosociale, en tant que présomption, soit poursuivie afin de réduire les conflits parentaux après une séparation. Il existe également un consensus pour que cette mise en œuvre, juridique et psychosociale, soit encouragée en particulier pour les familles confrontées à des conflits importants, avec le plein appui et la pleine approbation des instances et associations professionnelles.

4. Il existe un consensus sur le fait que les dispositions ci-dessus s'appliquent à la majorité des enfants et des familles, mais non aux situations de violence familiale et de maltraitance infantile avérées. Dans de tels cas, une présomption simple contre la garde partagée devrait s'appliquer. Il existe un consensus sur le fait que les recherches futures sur la garde partagée devraient prioritairement porter sur l'intersection entre la garde d'enfants et la violence familiale, y compris la maltraitance infantile sous toutes ses formes. Il existe également un consensus sur le fait que les communautés scientifiques, juridiques et de santé mentale devraient prioriser l'élaboration de textes législatifs et de lignes directrices concernant les mesures de sécurité à prendre en cas de violence familiale avérée.

5. Comme il existe de plus en plus de preuves que la garde partagée peut à la fois prévenir l'aliénation parentale et constituer un remède potentiel aux situations existantes d'aliénation parentale dans les familles séparées, il y a consensus pour qu'une exploration plus approfondie de la viabilité d'une présomption légale de garde partagée dans les situations d'aliénation parentale soit entreprise.

6. Les services thérapeutiques et de médiation étant essentiels à la réussite des arrangements de garde partagée, il existe un consensus sur le fait qu'un réseau accessible de centres de relations familiales offrant la médiation familiale et d'autres services de soutien pertinents est un élément crucial de toute initiative visant à mettre en œuvre la garde partagée sur les plans législatif et psychosocial. Nous exhortons les gouvernements à établir de tels réseaux, condition indispensable à la reconnaissance légale de la garde partagée.

7. Nous invitons les États membres à adopter intégralement la résolution du Conseil de l’Europe du 2 octobre 2015. Nous les invitons notamment à adopter les dispositions suivantes :
5.5. Introduire dans leur législation le principe de résidence partagée après une séparation.
5.9. Encourager et développer la médiation dans le cadre des procédures judiciaires en matière familiale impliquant des enfants.

Conférence internationale sur la parentalité partagée 2015 / Communiqué de presse 20151223 (pdf)

Conclusions de la conférence 2015

Conclusions de la conférence

1. La garde partagée étant reconnue par la communauté de recherche, ainsi que par les juristes et les professionnels de la santé mentale, comme un arrangement parental viable après la séparation, optimal pour le développement et le bien-être de l'enfant, il existe un consensus pour que la mise en œuvre juridique et psychosociale de la garde partagée en tant que présomption se fasse sans délai, avec l'approbation et le soutien complets des organismes et associations professionnels.

2. Étant donné que la garde partagée englobe à la fois l'autorité parentale partagée (prise de décision) et la responsabilité parentale partagée en matière d'éducation et de bien-être quotidiens des enfants, entre les pères et les mères, en fonction de l'âge et du stade de développement des enfants, il existe un consensus pour que la mise en œuvre juridique de la garde partagée, y compris la prise en charge des responsabilités partagées et la présomption de droits partagés en ce qui concerne l'éducation des enfants par les pères et les mères qui vivent ensemble ou séparément, soit inscrite dans la loi.

3. La garde partagée étant reconnue comme le moyen le plus efficace de réduire les conflits parentaux importants et de prévenir les premiers épisodes de violence familiale, il existe un consensus pour que sa mise en œuvre juridique et psychosociale, en tant que présomption, soit poursuivie afin de réduire les conflits parentaux après une séparation. Il existe également un consensus pour que cette mise en œuvre, juridique et psychosociale, soit encouragée en particulier pour les familles confrontées à des conflits importants, avec le plein appui et la pleine approbation des instances et associations professionnelles.

4. Il existe un consensus sur le fait que les dispositions ci-dessus s'appliquent à la majorité des enfants et des familles, mais non aux situations de violence familiale et de maltraitance infantile avérées. Dans de tels cas, une présomption simple contre la garde partagée devrait s'appliquer. Il existe un consensus sur le fait que les recherches futures sur la garde partagée devraient prioritairement porter sur l'intersection entre la garde d'enfants et la violence familiale, y compris la maltraitance infantile sous toutes ses formes. Il existe également un consensus sur le fait que les communautés scientifiques, juridiques et de santé mentale devraient prioriser l'élaboration de textes législatifs et de lignes directrices concernant les mesures de sécurité à prendre en cas de violence familiale avérée.

5. Comme il existe de plus en plus de preuves que la garde partagée peut à la fois prévenir l'aliénation parentale et constituer un remède potentiel aux situations existantes d'aliénation parentale dans les familles séparées, il y a consensus pour qu'une exploration plus approfondie de la viabilité d'une présomption légale de garde partagée dans les situations d'aliénation parentale soit entreprise.

6. Les services thérapeutiques et de médiation étant essentiels à la réussite des arrangements de garde partagée, il existe un consensus sur le fait qu'un réseau accessible de centres de relations familiales offrant la médiation familiale et d'autres services de soutien pertinents est un élément crucial de toute initiative visant à mettre en œuvre la garde partagée sur les plans législatif et psychosocial. Nous exhortons les gouvernements à établir de tels réseaux, condition indispensable à la reconnaissance légale de la garde partagée.

7. Nous invitons les États membres à adopter intégralement la résolution du Conseil de l’Europe du 2 octobre 2015. Nous les invitons notamment à adopter les dispositions suivantes :
5.5. Introduire dans leur législation le principe de résidence partagée après une séparation.
5.9. Encourager et développer la médiation dans le cadre des procédures judiciaires en matière familiale impliquant des enfants.

Conférence internationale sur la parentalité partagée 2015 / Communiqué de presse 20151223 (pdf)

Conclusions de la conférence internationale sur la résidence alternée Bonn 2015

La deuxième conférence, en décembre 2015, à Bonn, a discuté des meilleures pratiques
pour le développement, aux niveaux législatifs et psycho-sociaux, de la résidence alternée.

Conclusions de la conférence

  1. La résidence alternée ayant été reconnue – par le secteur de la recherche ainsi que par les praticiens du droit et de la santé mentale – comme une entente parentale viable après la séparation qui est optimale pour le développement et le bien-être de l'enfant, il y a consensus sur l'application juridique et psychosociale de la résidence alternée comme première option, sans délai, avec la pleine approbation et le soutien des associations et des organismes professionnels.
  2. Étant donné que la responsabilité alternée englobe à la fois le partage de l'autorité parentale (prise de décisions) et le partage de la parentale pour l'éducation et le bien-être quotidiens des enfants, entre le père et la mère, en fonction de l'âge et du stade de développement des enfants, il y a consensus pour que l'application juridique de la résidence alternée, notamment l'acceptation du partage et de la présomption des droits en matière d'exercice du rôle parental par les mères et pères qui vivent ensemble ou séparément, soient inscrits dans la loi.
  3. La résidence alternée étant considérée comme le moyen le plus efficace à la fois de réduire le nombre élevé de conflits parentaux et de prévenir la violence familiale ponctuelle, il y a consensus pour que la mise en œuvre juridique et psycho-sociale de la résidence alternée en tant que présomption poursuive l'objectif de réduction du risque de conflit parental après la séparation. Il existe également un consensus sur le fait que la mise en œuvre juridique et psycho-sociale de la résidence alternée en tant que présomption devrait être encouragée pour les familles très conflictuelles en particulier, avec la pleine approbation et le soutien des associations et des organismes professionnels
  4. Il existe un consensus sur le fait que ce qui précède s'applique à la majorité des enfants et des familles, mais pas aux situations de violence familiale et de maltraitance infantile avérées. Dans de tels cas, une présomption réfutable contre la résidence alternée devrait s'appliquer. Il existe un consensus sur le fait que la priorité des recherches futures sur la résidence alternée devrait être centrée sur l'intersection de la garde des enfants et de la violence familiale, y compris la maltraitance des enfants sous toutes ses formes. De plus, il existe un consensus sur le fait que l'élaboration de statuts juridiques et de directives de pratique concernant les mesures de sécurité dans les cas de violence familiale établies devrait constituer une priorité pour les milieux de la pratique scientifique, juridique et de la santé mentale.
  5. Comme de plus en plus d'éléments prouvant que la résidence alternée peut à la fois prévenir l'aliénation parentale et constituer un remède potentiel aux situations d'aliénation parentale existant dans des familles séparées, il y a consensus pour que soit entreprise une plus ample exploration de la viabilité d'une présomption légale de résidence alternée dans les situations d'aliénation parentale.
  6. Les services thérapeutiques et de médiation étant essentiels au succès des accords de résidence alternée, il est généralement admis qu'un réseau accessible de centres de relations familiales offrant une médiation familiale et d'autres services de soutien pertinents constituent un élément essentiel de tout effort de mise en œuvre législative et psychosociale de la résidence alternée. Nous appelons les gouvernements à mettre en place de tels réseaux, indispensables à l'instauration d'une présomption légale de la résidence alternée.
  7. Nous appelons les États membres à adopter pleinement la résolution du Conseil de l'Europe
    du 2 octobre 2015. Nous appelons en particulier les États membres à adopter les dispositions suivantes : 1/. Introduire dans leurs lois le principe de la résidence partagée après une séparation.2/. Encourager et développer la médiation dans le cadre des procédures judiciaires dans les affaires familiales impliquant des enfants.

    Conférence internationale sur la parentalité partagée 2015 / Communiqué de presse 20151223 (pdf)