Conclusions de la conférence 2017

Comprendre l'intérêt supérieur de l'enfant en cas de divorce

Conclusions de la troisième conférence internationale sur la parentalité partagée

publié le 26 juin 2017 sur 'psychologytoday.com'

Auteur : par Edward Kruk Ph.D. – Lumière du jour 28.06.2017 02:23

La coparentalité après le divorce

La troisième Conférence internationale sur la garde partagée s'est récemment conclue. Organisée conjointement par la National Parents Organization et le Conseil international sur la garde partagée, elle portait sur la notion d'« intérêt supérieur de l'enfant » en cas de divorce, sujet de débats persistants au sein des milieux universitaires et professionnels. Il y a plusieurs années, Hilary Rodham, alors avocate spécialisée en droit de la famille, affirmait que l'intérêt supérieur de l'enfant n'était qu'un concept abstrait, un terreau fertile pour les préjugés des adultes. Depuis, les chercheurs en droit de la famille ont adopté une approche beaucoup plus centrée sur l'enfant, considérant ses besoins et ses intérêts du point de vue de ce dernier.

Ainsi, la question « Avons-nous franchi un tournant décisif dans la compréhension de l'intérêt supérieur de l'enfant en cas de séparation ou de divorce ? » a été au cœur des débats de la conférence. Plus précisément, la question a été posée de savoir si nous pouvons désormais affirmer avec une certaine assurance que l'intérêt supérieur de l'enfant justifie une présomption légale de responsabilité parentale partagée, réfutable en cas de violence familiale ou de maltraitance. Sommes-nous parvenus à un stade où les données scientifiques plaident en faveur d'une obligation de faire de la garde partagée le fondement du droit de la famille ?

Pour en savoir plus, consultez psychologytoday.com

Conclusions de la conférence 2017

Comprendre l'intérêt supérieur de l'enfant en cas de divorce

Conclusions de la troisième conférence internationale sur la parentalité partagée

Publié le 26 juin 2017 sur 'psychologytoday.com'

Auteur : par Edward Kruk Ph.D. – Lumière du jour 28.06.2017 02:23

La coparentalité après le divorce

La troisième Conférence internationale sur la garde partagée s'est récemment conclue. Organisée conjointement par la National Parents Organization et le Conseil international sur la garde partagée, elle portait sur la notion d'« intérêt supérieur de l'enfant » en cas de divorce, sujet de débats persistants au sein des milieux universitaires et professionnels. Il y a plusieurs années, Hilary Rodham, alors avocate spécialisée en droit de la famille, affirmait que l'intérêt supérieur de l'enfant n'était qu'un concept abstrait, un terreau fertile pour les préjugés des adultes. Depuis, les chercheurs en droit de la famille ont adopté une approche beaucoup plus centrée sur l'enfant, considérant ses besoins et ses intérêts du point de vue de ce dernier.

Ainsi, la question « Avons-nous franchi un tournant décisif dans la compréhension de l'intérêt supérieur de l'enfant en cas de séparation ou de divorce ? » a été au cœur des débats de la conférence. Plus précisément, la question a été posée de savoir si nous pouvons désormais affirmer avec une certaine assurance que l'intérêt supérieur de l'enfant justifie une présomption légale de responsabilité parentale partagée, réfutable en cas de violence familiale ou de maltraitance. Sommes-nous parvenus à un stade où les données scientifiques plaident en faveur d'une obligation de faire de la garde partagée le fondement du droit de la famille ?

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Conclusions de la conférence internationale sur la résidence alternée Boston 2017

La conférence internationale sur la résidence alternée Boston 2017 a portée sur le thème : Recherches sur la résidence alternée : Un tournant dans la compréhension du meilleur intérêt de l'enfant ?

Pendant deux jours, 150 personnes venant de 24 pays se sont rassemblées dans une ambiance studieuse et amicale pour écouter les experts du champ de la résidence alternée – représentant à la fois les scientifiques et les professionnels de la famille – et pour échanger leurs expériences et leurs projets.

Des experts internationaux de la résidence alternée

Au cours de deux séances plénières, ce sont 14 experts internationaux qui ont interrogé la résidence alternée à partir de leurs recherches. Ces experts ont confronté leurs points de vue dans deux longues tables rondes qui ont permis de discuter avec le public.

Venu de Suisse, Jean Zermatten, Président du Comité des Droits de l'Enfant des Nations-Unies a fait le point sur la question de la parentalité au regard de la convention des Nations-Unies sur les droits de l'enfant.

Linda Nielsen, des USA, a comparé les effets de la résidence alternée et de la garde pleine sur les enfants en contrôlant deux variables : le conflit et le revenu des parents.

William Fabricius, des USA, a présenté une recherche qui montre les répercussions positives de la résidence alternée des très jeunes enfants sur le lien aux deux parents lorsque ces enfants ont atteint l'âge adulte.

Patrick Parkinson, venu d'Australie, a abordé les difficultés liées au déménagement de l'un des parents.

Malin Bergstrom a détaillé le cas de la Suède, le pays où la résidence alternée est la norme.

Edward Kruk, du Canada, a traité de la question de l'aliénation parentale, qui reste une question vive et controversée.

Michael Lamb, de Grande-Bretagne, a proposé une analyse critique des recherches sur les effets du mode de résidence sur le bienêtre des enfants.

Des chercheurs et des professionnels pour animer des ateliers

En plus de ces 14 conférenciers, 32 chercheurs et professionnels interviendront au cours d'ateliers en parallèle. Venant d'Allemagne, d'Australie, de Belgique, du Canada, d'Espagne, de France, de Grande-Bretagne, de Grèce, d'Israël, d'Italie, d'Irlande, du Portugal, de Suède, de Suisse, de Turquie, des USA et même de Chine, ces intervenants ont donné un éclairage précieux à partir de plusieurs pays.

Ces ateliers ont traité de quatre questions : la parentalité, la résidence alternée, les modes d'intervention, notamment en médiation, et, enfin, de ce qui a trait aux politiques et à la justice familiale.

Développer l'équilibre entre les femmes et les hommes

Avant la conférence, les membres actifs d'ICSP et de NPO ont été accueillis par l'association des femmes en faveur de la résidence alternée (Leading Women for Shared-Parenting). Cette association défend l'idée que les enfants ont besoin de leurs deux parents même après leur séparation.

Plusieurs présentations concernent les questions des stéréotypes de genre. Le développement de la résidence alternative semble passer par ce travail de base. Cela consiste à faire en sorte que les pères ne soient pas seulement vus comme ceux qui ne s'intéressent qu'au football mais qu'ils prennent toute leur place dans l'éducation et le soin des enfants au quotidien. Cela consiste aussi à faire en sorte que les mères laissent la place aux pères dans le quotidien de l'éducation, même si ce père n'a pas les mêmes règles d'hygiène, de sécurité, etc. De nombreuses vidéos circulent sur internet pour montrer, souvent de manière humoristique ou un peu romantique, cet éventail des interactions entre les pères et leurs enfants.

Alerter les instances internationales sur les risques liés à la garde pleine

Dans la plupart des pays, à l'exception des pays nordiques, de trop nombreuses mères sont en situation de garde pleine et de trop nombreux pères ne sont que des visiteurs coupés de relations régulières avec leurs enfants. Cette situation est dommageable aux enfants.

Toutes les recherches récentes montrent que les enfants construisent des liens d'attachement aux deux parents dans la première année de leur vie. Ils peuvent aussi construire des liens à d'autres personnes, comme les éducatrices.teurs en crèche ou les grands-parents. Les décisions de justice qui conduisent à préférer confier la garde à la mère en cas de doute sur la capacité des parents à coopérer provoquent une fragilisation ou une rupture des liens d'attachement au père. Très souvent, comme le montre les recherches, cette rupture ne permet pas un développement harmonieux de l'enfant, sur les plans émotionnels et physiologiques.

Cette situation n'est pas conforme à l'esprit de la convention des Droits de l'Enfant des Nations-Unies. Elle n'est pas conforme non plus à la résolution 2079 (2015) de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Ces instances internationales devraient se mobiliser pour que, dans le monde entier, les enfants dont les parents se séparent ne soient pas désavantagés vis-à-vis des autres enfants à cause de représentations et d'habitudes anciennes.

Plusieurs publications

Un ensemble d'articles issus de cette dernière conférence ont été publiés en 2018 dans un numéro spécial de la revue Journal of Divorce and Remarriage et dans le Journal of Child Custody.

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